“Mon gynécologue m’a dit: on verra ça plus tard”.

L’endométriose est une maladie gynécologique méconnue qui touche 1 femme sur 10.  Après l’entrée officielle de l’endométriose au programme des étudiants en médecine, en septembre 2020, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé le 12 mars dernier, une stratégie nationale contre cette maladie. Le début d’une prise de considération pour ces femmes souvent incomprises. Aujourd’hui encore il faut entre 7 et 10 ans pour qu’un diagnostic soit posé.

L’endométriose, c’est un peu l’inverse des règles. Les règles c’est un mélange de sang et d’endomètre. Au lieu d’être évacuées par le vagin, les cellules de l’endomètre remontent et se développent dans les trompes. Elles peuvent même atteindre d’autres organes comme les ovaires, la vessie ou le côlon, ce qui provoque d’intenses douleurs.

Lorette, étudiante à Paris, souffre d’endométriose depuis ses 11 ans. Elle en a 21 aujourd’hui et nous explique son parcours.

La société commence à lever le voile sur cette maladie. La stratégie nationale contre l’endométriose, annoncée par Olivier Véran, portera sur les enjeux de détection et de diagnostic. Notamment via la sensibilisation des professionnels de santé. Les étudiants en médecine, eux, bénéficient déjà d’une formation à ce sujet et sont conscients des problèmes rencontrés dans la détection de cette maladie. Ronan, étudiant en sixième année de médecine à Bordeaux nous en parle. 

Mais au-delà du corps médical, c’est la société qui doit encore évoluer. Non, ce n’est pas normal qu’une femme souffre pendant ses règles.

Ludivine Ducellier et Juliette Brossault