De l’art de l’eau et du numérique à Bordeaux.

« L’eau, le fleuve, les flux ». C’est à travers cette thématique que la métropole propose depuis le 21 janvier de faire découvrir autrement le numérique aux Bordelais. Pour sa cinquième édition, l’opération « Faites Numérique » embarque Bassens dans multiples formes de créations artistiques et culturelles.

C’est une idée assez originale qui transpose numérique et eau dans un même univers. La semaine « Faites Numérique » met en avant cette année la dynamique digitale. Un objectif qui vise à éveiller la curiosité et l’imaginaire à travers une immersion dans des créations artistiques aussi diverses que surprenantes. L’une d’entre elles, « Image latente » est exposée à la médiathèque municipale François Mitterrand. Dès l’entrée, cette installation minimaliste place le visiteur dans une attitude contemplative. L’ambiance tamisée de la pièce le plonge au cœur d’une projection lumineuse. Comme suspendu dans l’air, porté par des faisceaux lumineux.

Sur le sol, des micros-buses commandées par un ordinateur vaporisent une fine brume. ‘’Elles sont habituellement utilisées pour la pulvérisation et l’épandage’’, explique Cédric Meyer, responsable de l’espace public numérique de Bassens. Les lumières s’éteignent. La projection d’images sur les gouttelettes d’eau prend vie grâce à un système numérique ingénieux. Le dispositif spatial plongé dans l’obscurité, sur une partition sonore révèle différents tableaux graphiques. Pensée par Éric Lorre, ‘’l’exposition permet au public de voir le numérique autrement que sous ses formes habituelles’’, continue Cédric Meyer. Les artistes se sont proposés de travailler le numérique en tant qu’outil et matière’’ renchérit-il.

 

La semaine « Faites Numérique » propose également de visiter le centre Ramses contre les inondations. Parler de cette station, c’est imaginer des dispositifs manuels complexes, des machines, des vannes … ‘’Mais tout ce dispositif est géré par un système informatif’’ expose Cédric Meyer. Au centre Ramses le numérique est au service de la sécurité. A Bassens il se transforme en objet d’art.

Rachidath Sarre Koto