Du vote au mariage, la presse questionne des pratiques qui bougent

Virulente, l’interpellation s’est tenue devant de nombreux témoins.
Capture d’écran Twitter @Ab7Media

Hier, le parquet de Bordeaux a saisi la police des polices pour étudier l’interpellation musclée d’un gilet jaune samedi dernier à la gare Saint-Jean lors d’une manifestation. La vidéo des faits, relayée sur les réseaux sociaux, a fait réagir. Sud Ouest nous apprend que le policier a eu recours à la méthode du « balayage », « geste technique » qui a fait « s’emballer la twittosphère ». La polémique confirme que Bordeaux est encore un point chaud des manifestations en France.

Mais plutôt que de titrer sur l’avenir de la contestation bordelaise, Sud Ouest interroge celui…des mariages. C’est écrit en gros, c’est officiel : il « n’a plus la côte ». L’article se fonde sur une étude de l’Insee sortie hier. Elle révèle un nombre d’unions « en chute libre » depuis les années 70. Les français se marient plus tard, et surtout beaucoup moins à l’église. Sud Ouest reprend une infographie de l’Insee consacrée à la Nouvelle-Aquitaine qui informe du pourcentage de personnes se mariant dans leur département de naissance. En sondant l’avenir des mariages, le média sonde, en creux, l’avenir de certaines régions. Départements compétitifs, la Gironde et les Pyrénées Atlantiques atteignent les 41 et 42 %. Mais, la Dordogne, elle, doit se contenter d’un 34 %, quand les Landes tombent à 25 %…

La Une du 12 février 2019 de Sud Ouest

Une autre interrogation fait la première page de La Croix : «Le référendum a t-il de l’avenir ? ». A l’heure où Emmanuel Macron s’enorgueillit de l’amateurisme des députés marcheurs, La Croix se demande si les citoyens pourraient avoir un plus grand rôle à jouer dans la démocratie. Le journal fait parler Dominique Rousseau, un constitutionnaliste sceptique quant au recours au référendum d’initiative citoyenne. Il se méfie : « Le peuple ne détient pas la vérité absolue et n’a pas toujours raison ». L’article se termine sur la parole des chercheurs du think tank Terra Nova, favorable au RIC. « Le référendum serait une soupape démocratique dans le cadre d’un présidentialisme absolu».

Se marier, voter, choisir où habiter… la presse questionne l’avenir des pratiques auxquelles les Français sont tous un jour confrontés.

 

Alexis Montmasson