Entre trêve et combats, les réactions politiques suite à la fusillade

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a fustigé mercredi les réactions de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen, à la suite de l’attaque meurtrière de Strasbourg. Il déplore « un concours de tweets » entre le président des Républicains et la présidente du Rassemblement national. Au nom du président de la République, il a également rappelé que « la menace terroriste est toujours au cœur de la vie de notre nation », avant d’insister sur « le sens de l’intérêt général qui devrait amener chaque responsable politique au calme et à la retenue ».

De son coté, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner souhaite « dépasser ce qui peut nous opposer dans l’hémicycle ». Il exhorte les gilets jaunes et les partis de l’opposition à ne pas se mobiliser samedi, rappelant le déploiement des forces de l’ordre dans le cadre de l’urgence attentat.

Cependant, la France Insoumise n’a pas l’intention de se plier à cette demande.  Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière ont affirmé ne pas vouloir céder à la « trêve » demandée par le président, et espèrent que le mouvement des gilets jaunes ne s’arrêtera pas samedi.