Macron courtise Trump : « Une prise de risque » pour le président français

En ce mardi 24 avril, les négociations sont à l’honneur.Le président Emmanuel Macron entame sa deuxième journée aux États-Unis. Une visite importante pour la diplomatie française qui devrait être marquée par la discussion de sujets sensibles avec Donald Trump. Ailleurs dans l’actualité, la SNCF entame sa dixième journée de grève, exhortée par le gouvernement à revenir sur la table des négociations. Certains zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont, quant à eux, déjà rempli leur part du contrat en déposant leur dossier de régularisation.

Capture d’écran du nytimes.com (22 avril 2018)

Emmanuel Macron poursuit sa visite aux États-Unis et affiche son amitié avec le président américain. Pour le New York Times, le président français « prend le risque de courtiser Trump » . Après le dîner en comité restreint hier soir, au menu des négociations aujourd’hui, des sujets qui fâchent : la Syrie, le nucléaire iranien et les tarifs douaniers imposés par Washington sur l’acier et l’aluminium. Le président français est le premier chef d’État étranger invité en visite d’État sous le mandat de Trump. L’occasion pour Le Figaro de revenir sur les moments forts des visites d’État des précédents occupants de l’Élysée : qui ont « systématiquement imprimé une marque, une image dans l’album-souvenir de la relation franco-américaine. »

Attentat de Toronto : le bilan s’est alourdi ce matin. On compte dix morts et quinze blessés, quatre d’entre eux sont toujours dans un état critique. Un homme de 25 ans a fauché des dizaines de personnes lundi 23 avril à l’heure du déjeuner dans le quartier d’affaires de la ville. Il a rapidement été interpellé par la police. La thèse d’un accident a rapidement été écartée par le chef de la police de la ville, Mark Saunders, qui parle d’un « acte délibéré » mais « isolé », sans lien avec une organisation terroriste. L’homme n’était pas connu des services de police.

 

Capture d’écran de Libération.fr (23 avril 2018)

La SNCF entame sa dixième journée de grève perlée aujourd’hui. Selon les prévisions, il faudra compter un TGV et un Intercités sur trois et deux TER sur cinq. Le directeur de la SNCF, Guillaume Pepy assurait hier que  « la grève s’érode ». Pourtant, le journal L’Humanité titre aujourd’hui sur « La détermination intacte des cheminots en grève » à Paris. Les cheminots de la gare de Lyon ont voté hier, à l’unanimité, la reconduction de leur mouvement. Même si chez les grévistes, la question financière commence à peser dans la balance. Ce matin, sur CNews, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a appelé les syndicats de la SNCF à reprendre les négociations afin d’achever le premier cycle des négociations. « C’est difficile de comprendre que des personnes contestent une réforme et qu’ils s’absentent de la réunion où on va discuter de la réforme. Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours » a-t-il déclaré.

Ce matin, quatre agriculteurs « historiques » de Notre-Dame-des-Landes ont signé une convention d’occupation précaire concernant 310 des 1400 hectares de la zone. Ils avaient refusé les expropriations et les indemnisations.

Pendant ce temps, les autres habitants de la ZAD sont dans l’attente de l’examen de leur dossier de régularisation. Nom, localisation de leur parcelle et nature de leur activité : ces informations devaient être connues de la préfecture de Loire-Atlantique lundi avant minuit. Quelques heures avant la fin de l’ultimatum, une quarantaine de projets auraient été déposés en préfecture. Ils doivent désormais être étudiés par différentes instances, ce qui repousse l’échéance d’une décision au 6 juin selon la préfète Nicole Klein. Depuis le lancement de l’évacuation des lieux le 9 avril, vingt-neuf sites ont déjà été détruits par les forces de l’ordre à l’issue d’affrontements violents. Le Monde parie sur un retour d’affrontements d’autant plus violent si les structures sont évacuées et détruites après que les zadistes aient répondu aux exigences gouvernementales.

Camille Chrétien