En images : la grogne étudiante contre la police et l’extrême-droite

À l’appel des universités lilloises, les étudiants bordelais ont manifesté aujourd’hui, mercredi 28 mars, contre « la répression policière et les actions d’extrême droite sur les campus ». Une mobilisation indépendante de tout syndicat, rapidement dispersée. 

Sur le parvis de l’université Bordeaux 2, place de la Victoire, un peu plus d’une centaine d’étudiants entonnent les chants propres aux mouvances d’extrême-gauche. Il est 13h30, les militants se mettent en marche derrière une banderole barrée de l’inscription « error 1312 slogan not found ». 1312 pour ACAB*, « All Cops Are Bastards ».

La manifestation tourne court. 700 mètres plus loin, à l’intersection entre le cours Victor Hugo et la rue du Mirail, la police bloque les manifestants et arrache leur banderole. Le cortège recule et s’espace d’une quinzaine de mètres du cordon policier. Les premiers projectiles volent. Oeufs de peinture, fumigènes, pétards. Les forces de l’ordre chargent alors, dispersant la manifestation dans de grands gestes de matraque.

Parmi les manifestants il n’y a aucune arrestation. Du côté des journalistes, un micro d’appareil photo a subi les coups de matraque et un portable a été confisqué par les policiers.

À la suite de cet assaut le cortège se scinde en deux. Quelques minutes plus tard les manifestants se retrouvent rue Leyterre, et rejoignent l’université de la place de la Victoire à 14 heures. Dans le hall d’entrée une Assemblé Générale est décrétée pour discuter des affrontements qui viennent d’avoir lieu. La décision est prise, les étudiants continueront d’occuper l’université Bordeaux 2.

Cette mobilisation intervient six jours après les évènements ayant eu lieu dans la fac de droit de Montpellier. Des groupuscules d’extrême-droite avaient alors délogé les étudiants protestant contre la réforme de l’université et qui occupaient l’amphithéâtre principal.

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*Le 1 renvoie à la lettre A, la première lettre de l’alphabet, le 3 au C, le 2 au B.

Florent BARDOS et Mathieu MESSAGE

Photos : Florent Bardos