Loïc Kervran : « En Marche ! Mon premier vrai engagement politique »

Référent du mouvement En Marche ! pour le département du Cher, Loïc Kervran, 33 ans, a une confiance sans faille en Emmanuel Macron. Lui, le novice en politique, auditeur en établissement bancaire, témoigne d’un renouveau politique…en marche.

Loin Kervran lors d’une réunion de présentation du programme d’En Marche ! à Vierzon le 17 mars dernier. 

Loïc Kervran, vous êtes depuis novembre 2016 référent du mouvement En Marche ! dans le Cher. Aujourd’hui vous êtes candidat à l’investiture pour les prochaines élections législatives dans le département. Pourquoi avez-vous rejoint le mouvement d’Emmanuel Macron ?

C’est mon premier vrai engagement politique. J’ai une sensibilité de gauche. J’ai voté pour François Hollande en 2012, mais son quinquennat ne m’a pas satisfait. J’ai été attiré par Emmanuel Macron et son projet. Sa volonté de renouveler le personnel politique m’a séduite. Je vous donne un exemple, En Marche ! est le seul mouvement qui présentera aux prochaines élections législatives des candidats aux casiers judiciaires vierges. Ce n’est pas le cas au PS.

Vous pensez à qui ?

Personne en particulier. Par contre dans notre mouvement c’est un critère éliminatoire. Parmi les 11 candidats à l’élection présidentielle, seul Emmanuel Macron garantit le renouvellement des visages et des usages. Je l’ai moi-même expérimenté puisqu’il y avait beaucoup d’hommes politiques qui voulaient ma place et l’équipe nationale m’a choisi alors que je suis un novice. Comme Emmanuel Macron, je ne considère pas que la politique soit un métier. Ce n’est pas parce qu’on exerce dans un autre champ professionnel que notre profil est inadapté à ce type d’engagement politique. Le projet d’En Marche ! vise l’émancipation des français. Emmanuel Macron a la volonté de donner à chacun la possibilité de choisir sa vie.

En même temps, Robert Hue, François Bayrou et Alain Minc se sont ralliés à Emmanuel Macron. Quel regard portez-vous sur le large éventail de soutiens à votre mouvement ?

Nos soutiens ont des sensibilités différentes, mais se retrouvent dans un même programme qui n’a jamais changé. C’est l’essentiel. Nous ne faisons pas de tri dans nos soutiens. Emmanuel Macron a clairement fait savoir que la plupart des personnalités politiques qui rejoignent le mouvement n’auront pas de postes. Chez nos adhérents on rencontre toutes sortes de gens. Parmi les référents il y a des débutants en politique comme moi, mais aussi des élus qui viennent de tous horizons. Notre mouvement rassemble tous les progressistes, du centre gauche jusqu’au centre droit. L’écart entre ces deux pôles est beaucoup moins grand que celui qui sépare les hamonistes et les vallsistes.

En Marche a tout juste un an, comment votre mouvement s’est consolidé sur le terrain cette année ?

Dans le Cher, par exemple il y a 540 adhérents, cela constitue l’une des plus grandes forces politiques locales au sein du mouvement. Nous avons une douzaine de comités locaux dans le département. Ils sont indépendants et organisent les réunions publiques, les opérations de tractage, ou de porte-à-porte. Les adhérents au mouvement peuvent ensuite rejoindre le comité qu’ils souhaitent. Aujourd’hui nous comptons 235 000 adhérents au niveau national.

Qu’adviendra-t-il de ce mouvement si d’aventure Emmanuel Macron ne remporte pas l’élection présidentielle ?

Emmanuel Macron a toujours dit qu’il voulait inscrire En Marche ! dans la durée. Après la présidentielle il y aura d’autres élections importantes. Ce sera beaucoup plus compliqué s’il ne gagne pas, mais on ne compte pas sur cette éventualité-là.

 

 

Benjamin Aguillon