J’ai testé pour vous : 5 activités insolites à Bordeaux

5 jours, 5 sports : c’est le défi que je me suis lancé cette semaine. Du pole danse au parkour en passant par le jogging en groupe et le wing chun, j’ai testé pour vous les sports insolites de la ville de Bordeaux. 

C’est génial, tu devrais venir essayer ! ” Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai répondu “Ouais carrément la prochaine fois” alors qu’en fait non, jamais je ne viendrai. Cette semaine, j’ai pris la résolution de mettre fin à ma paresse notoire, et de me lancer sur la voie de la purification en m’engageant à pratiquer une activité par jour. Mais attention, pas n’importe quelle activité ! Uniquement celles qui me permettent de cocher les cases de ce tableau, établi avec une rigueur toute scientifique :

 

West

Dimanche : Escalade en Bloc à Block’Out, Bordeaux Lac

Calories brulées : **  Ambiance : *** Originalité : ** Prix : **

Score final : 2,5 * / 3 *

Premier point positif : l’accueil très aimable d’un joli garçon aux yeux bleus. Il prend le temps de me montrer comment faire et m’explique le fonctionnement de la salle. Je découvre qu’un bloc, c’est un énorme bout de bois coloré posé sur un matelas et parsemé de prises de différentes formes et couleurs. On dirait des bouts de puzzle pour enfants. J’ai un peu l’impression d’être dans une boîte à jouets géante.

Au début, c’est un peu dur de se lancer : je ne veux pas qu’on me voie tomber sur les fesses. Finalement, je me dis que je n’ai rien à perdre. Et me voila lancée sur une piste jaune, la plus facile. C’est assez agréable finalement, et une fois arrivée en haut je ressens une fierté disproportionnée. 4,5 mètres, c’est haut, mine de rien.

Au bout de deux heures, malgré mon enthousiasme, je suis à bout et me dirige vers les vestiaires. Et là, surprise, il y a un sauna et un hammam gratuits. Rien que pour ça, j’ai envie de m’inscrire ici et de renoncer aux autres activités qui m’attendent.

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Crédit photo : Block’out 

Lundi : Pole Dance à Elektrik Pole Studio, St Pierre

Calories brûlées : *** Ambiance : *** Originalité : *** Prix : *

Score final : 2.25 */3 * 

Je vous fais un petit aveu : le pole dance, ça ne m’attirait pas vraiment. C’est donc un peu à contre coeur que j’y vais. En arrivant, je me rends compte que je me suis trompée de jour : les cours « découverte », c’est le dimanche. Pas grave, je peux m’arranger avec la prof. C’est parti pour les vestiaires où une habituée me demande : «  T’as pensé à prendre un short ?  »  Ah oui c’est vrai, la tenue légère c’est un peu la base du pole dance… Elle aperçoit ma culotte géante et dit :  » Ca c’est parfait, il y a plein de filles qui le font en culotte !  » Me voilà alors lancée sur la barre dans ma culotte de mamie. Malgré ma honte, je trouve qu’il y a quelque chose d’assez libérateur dans le fait de se tortiller autour d’une barre en sous-vêtements, même si les autres filles sont beaucoup plus douées que moi. La seule position que je maitrise plus ou moins, c’est celle de ‘la boule’ ou ‘le crapaud’, je ne sais plus. En tout cas, le pole dance aura été une vraie découverte. Et si on en croit mes courbatures j’ai brûlé assez des calories pour une bonne semaine.

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Crédit photo : Elektric Pole Studio

Mercredi : Art du Déplacement (mieux connu sous le nom de ‘parkour’ ou ‘le truc des Yamakasis’) avec l’ADDAB, Mériadeck.

Calories brulées : ***  Ambiance : ***  Originalité : ***  Prix : **

Score final : 2,75* / 3 *

A l’inverse du pole dance, le parkour est une activité que j’ai toujours eu envie de pratiquer depuis que j’ai vu Yamakasi à l’âge de 11 ans. Je rêve de sauter d’appart en appart, de toit en toit en m’accrochant aux murs et en impressionnant les passants.

Le rendez-vous est fixé dans l’ancien parc du centre commercial de Meriadeck, laissé à l’abandon et où il ne fait pas bon de traîner le soir. Et voilà mon groupe : des jeunes hommes en jogging et capuche qui tourbillonnent dans tous les sens, exécutant des poiriers et sautant des murets. Je dois avouer que je me sens plutôt intimidée au début.

Pas de quoi. Les « artistes du déplacement » sont très aimables. Et puis de toute façon, je n’ai pas le temps de me poser de questions. On ne se lance tout de suite dans l’échauffement. Et quel échauffement ! Honnêtement, j’aurais pu m’arrêter là, mais on attaque la suite des exercices. Roues, sauts de chats sur les murets, accrochage au béton… Je me demande ce que doivent penser les passants qui nous voient sauter les uns après les autres du toit d’un bowling.

Même si je me suis déchirée les poignets sur le béton et fait quelques jolies chutes, il faut dire que l’art du déplacement m’a séduit. Je reste cependant encore loin d’être une Yamakasi.

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Crédit photo : Creative Commons

Jeudi (après-midi) : Wing chun avec Wing Chun Traditionnel, Chartrons

Calories brulées : **  Ambiance : **  Originalité : **  Prix : **

Score final : 2* / 3 *

Après avoir joué la Yamakasi, j’ai voulu tester les arts martiaux. C’est parti pour  le wing chun, type de Kung fu rendu célèbre par Bruce Lee .

L’échauffement commence. La musique douce des flutes de bambou pourrait faire penser que le wing chun est un sport ‘tranquille’, et je suis prise dans une fausse sensation de relaxation. Puis, paf,  une vingtaine de pompes : « on frôle les coudes le long des côtes ! » Je galère à en faire une seule, et ça ne s’améliore pas de suite. On enchaîne sur des exercices lents. L’idée du Wing chun, c’est de dévier les attaques de sa ligne centrale en restant ancré dans le sol pour pouvoir utiliser la force de son adversaire contre lui. C’est beau sur le papier, mais en pratique, je me sens un peu ridicule à passer un quart d’heure à taper dans les mains de mon adversaire. Peu à peu, je m’améliore et je commence à me prendre dans le jeu. Je me lance même dans des tentatives de coup de poing. Le pauvre garçon en face de moi semble terrorisé, mes frappes pathétiques s’approchant parfois un peu trop de son visage.

J’imagine qu’à force, ce genre de sport ne peut que faire du bien à des personnes maladroites comme moi. Conclusion : je ne serai certainement jamais une pro du wing chun.

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Crédit photo : Creative Commons

 

Jeudi (soir) :  Jogging en groupe avec A2 running, Bordeaux centre

Calories brulées : **  Ambiance : **  Originalité : **  Prix : ***

Score final : 2,25* / 3 *

Au bord du Miroir d’eau, une quarantaine de personnes se tiennent debout aux abords de l’eau, tels des flamants fluorescents. C’est ici, le départ de A2 Running, une réunion de jogging en groupe. Les ‘runners’ sont divisés en groupes selon leur niveau. Je me joins au groupe bleu, ceux qui courent le moins vite et le moins loin.

Départ tranquille : on passe sur les quais, suivant un circuit qui passe sur les ponts Pierre et Saint Jean. D’autres groupes nous dépassent en s’élançant à vive allure, bien plus vite que notre petit groupe de joggeurs pépères. C’est comme à l’école : l’important, c’est de participer ! Et puis, un sport gratuit, ça ne se refuse pas. Nous traversons le pont de Pierre, puis bouclons la boucle en arrivant Place de la Bourse. 5km exactement en 45 minutes. Je trouve ça pas mal pour une première fois.

Place aux exercices de renforcement musculaire sur la place. Je ne les rejoins pas cette fois. Le sport, j’en ai eu bien assez pour une semaine !

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Crédit photo : Creative Commons

Verdict

A la fin de ces cinq jours de découvertes, je suis à bout. J’arrive à peine à descendre les escaliers ce matin, mes cuisses n’ont jamais autant souffert. J’ai encore des bleus partout à cause du pole dance, et des égratignures sur mes poignets dues à l’Art du déplacement. Mais pas de regrets, j’ai essayé des choses que je n’aurai jamais pensé à faire en temps normal, et peut-être même qu’un jour, je me mettrai à pratiquer régulièrement l’une de ces activités. Mais là, très honnêtement, tout ce à quoi je peux penser c’est à l’état de mon pauvre corps.

Le sport, bon pour la santé ? C’est cela, oui.

Amy McArthur