Bergerac se prépare au Tour

Accueillir une arrivée d’étape du Tour de France ne s’improvise pas. Les élus de la ville de bergerac envisagent pourtant ce défit avec sérénité, après l’expérience concluante de 2014.

La Dordogne voulait le Tour en 2017, elle l’aura. Le département avait envoyé sa candidature à Amaury Sport Organisation (ASO) pour mettre en lumière l’ouverture récente de la grotte Lascaux IV. Résultat ? Une étape 100% Périgourdine de 178 kilomètres entre Périgueux et Bergerac aura lieu le 11 juillet prochain. La confirmation officielle est arrivée aux oreilles de Daniel Garrigue, le maire de Bergerac, début septembre, suite à un appel de Christian Prudhomme, le directeur du Tour. Il a fallu ensuite garder le secret jusqu’au 18 octobre, date à laquelle le tracé était dévoilé à Paris. « Les organisateurs tiennent vraiment à ce que ce soit un scoop quand ils présentent le parcours », confie Daniel Garrigue qui n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de Tour de France.

En 2014, il venait en effet d’être élu maire quand sa ville avait accueilli l’arrivée de la 19ème étape et le départ de la 20ème. Si l’organisation est considérable et le cahier des charges d’ASO drastique, cela n’inquiète pas l’édile. « Dans ce renouvellement à trois ans d’intervalle, les exigences d’ASO n’ont finalement pas considérablement changé. » Désormais, en mairie de Bergerac, lorsqu’on évoque l’organisation du Tour, c’est avec sérénité. « On sait quelles sont les attentes des organisateurs et eux savent ce dont on est capable. Et ça c’est très important, sinon vous faîtes tout de suite de l’organisation du passage du Tour une montagne ! ».

Arrivée au sprint

Il y a trois ans, l’organisation bergeracoise avait été à la hauteur de l’événement. « C’est aussi une des raisons pour lesquelles les dirigeants d’ASO n’ont pas hésité à faire revenir le Tour à Bergerac », pense Christian Bordenave, adjoint au maire en charge de l’urbanisme. Une raison, effectivement. Mais pas la seule. C’est ce qu’explique Stéphane Boury, commissaire général d’ASO en charge des arrivées. « Sur cette étape, on était obligé d’imaginer une arrivée au sprint. Donc on avait besoin d’un final sans trop d’aménagements urbains et sans trop de virages. L’arrivée à Bergerac correspondait donc tout à fait ».

Diapo 5 réduite

Le 5 janvier dernier, Stéphane Boury est d’ailleurs en mairie pour évoquer la partie technique de la venue du Tour à Bergerac. Itinéraire des portes-chars de la
caravane, lieu d’insertion sur le parcours des véhicules « hors course », emplacement des plots directionnels délimitant le circuit, lieux de stationnement réquisitionnés, rien n’est laissé au hasard. Stéphane Boury fait défiler son power point et indique la marche à suivre.

Environ cinq kilomètres de course seront parcourus dans Bergerac intra-muros. Comme il y a trois ans, la municipalité sera en charge du barriérage de l’avant dernier-kilomètre jusqu’à la flamme rouge. Les 1 000 derniers mètres de barrières étant assurés par l’organisation du Tour. Environ 150 agents municipaux devraient être mobilisés pour l’événement.

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Picquecailloux, l’endroit idéal

Diapo 21 réduitePar rapport à 2014, un seul changement significatif est à noter concernant le site d’arrivée : « les installations techniques qui étaient du côté gauche de la route, je les a mises cette année du côté droit », indique Stéphane Boury. Pas moins de 6 000 mètres carré sont nécessaires quotidiennement pour la zone technique se trouvant à proximité de la ligne. « Parce que le Tour c’est cent-vingt camions 38 tonnes qui amènent l’ensemble de la logistique. Il s’agit de toutes les télés, radios, les groupes électrogènes… Il y a aussi les camions Orange qui nous amènent la fibre optique et le terminal téléphonique tous les jours partout où on arrive. »

Diapo 22 réduiteComme en 1994 et 2014, le site de Picquecailloux, à l’extérieur du centre-ville, accueillera l’énorme machine qu’est le Tour. « C’est l’endroit idéal pour une arrivée : c’est une ligne droite, il y a tout sur place et le revêtement est parfait », commente Cécile Vettoruzzo, la directrice générale adjointe Vie de la Cité en charge du dossier. De plus, peu de travaux d’aménagement seront à effectuer par la ville.

 

Seuls un terre-plein central et un feu tricolore à 850 mètres du final seront à faire disparaître. Ainsi que des portiques et barrières métalliques 350 mètres plus loin. L’expérience est là, le projet est en place. De sa visite à Bergerac, Stéphane Boury en est reparti satisfait. Pas étonnant pour Daniel Garrigue, « je vous le dis, on est rodé ! ».

Corentin Fouchard