Y’a-t-il une pilote dans l’avion ?

La Fighters Academy de Bordeaux propose depuis décembre dernier des simulations de vols militaires. Piloter un bombardier et tirer sur des avions ennemis, ça vous tente ? Moi oui !

Jean-Baptiste, mon instructeur de vol.
Jean-Baptiste, mon instructeur de vol.

Jean-Baptiste m’accueille tout sourire dans un bel uniforme de pilote de chasse. À la Fighters Academy tout le monde est invité à se mettre en tenue pour s’immerger totalement dans l’univers de l’aviation. Jean-Baptiste est mon instructeur, mais visiblement pas mon co-pilote… En entrant dans la cabine, je ne vois qu’un siège. Je comprends donc très vite que je vais devoir piloter l’appareil toute seule. Le stress monte. Mon instructeur me rassure, il sera là tout le long de la simulation.

Ça plane pour moi

La maitrise de l’avion s’avère d’abord compliquée. Les manettes sont capricieuses et particulièrement sensibles. On vire rapidement de bord… Mais l’adrénaline fait oublier la peur, on s’accroche à ses commandes. Sur le ventre, sur le dos : mon Falcon fait des « tonneaux » comme on dit dans le jargon. Et ça, c’est particulièrement impressionnant. Les images de synthèse sur les écrans à 180° donnent l’illusion de planer réellement. La vue est imprenable. À 3000 noeuds d’altitude on a la sensation que le ciel nous appartient et pourtant les montagnes et les habitations sont plus proches qu’on ne le croit… Maintenant qu’on a la machine en main, il faut dégommer l’ennemi. Missiles ou canons, à chacun sa technique. On se prend rapidement au jeu. Maigre bilan de ma courte expérience de pilote de chasse : zéro cible touchée. 

Quelques petites déceptions

Petit bémol : le siège est statique, les sensations ne sont donc que visuelles. Exit les secousses, les turbulences inquiétantes et les « attachez vos ceintures ». Ici rien de tout ça, l’impression de vol n’opère que dans la tête. Installer un système de vibrations rendrait l’expérience encore plus chère, et à 59 euros la demi-heure on s’en passera volontiers. Malgré cette stabilité du cockpit, n’y allez pas l’estomac plein, l’expérience peut soulever les coeurs fragiles. Le bilan s’avère tout de même convaincant, il faut avouer que c’est plutôt amusant. C’est d’ailleurs une activité divertissante qui ne vise pas les professionnels mais bien les amateurs, pour passer un moment sympa entre amis.

Voici un aperçu de ce qui vous attend :

Camille Humbert